CONFIDENCES D'UN ÉCUREUIL: Histoire pour la jeunesse by LUC SIGNOR

CONFIDENCES D'UN ÉCUREUIL: Histoire pour la jeunesse

byLUC SIGNOR

Kobo ebook | January 18, 2013 | French

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**Présentation de l'ouvrage

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Conception, couverture - y compris l'illustration -, composition au format eBook : réalisées par l'auteur.

Avertissement
Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existant ou ayant existé ne pourrait être qu'une pure coïncidence, indépendante de la volonté de l'auteur.

Publié en 2013

ISBN 9782952154642

Copyright 2013 © Luc Signor
Tous droits réservés.

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CONFIDENCES D'UN ÉCUREUIL

Mets-toi dans les meilleures conditions qui soient

^^ ?

Amie lectrice, ami lecteur, la première chose que tu as à faire, c’est :
ra-len-tir…

Pourquoi te précipiter ?

Lire un bon livre, c’est vivre un rêve éveillé, s’embarquer pour une aventure, faire une belle rencontre…
C’est donc vivre des moments précieux qui ne doivent pas être gâchés par un environnement bruyant, inconfortable ou seulement incertain.

Si tu n’es pas dans les meilleures conditions possibles, il vaut mieux que tu repousses à plus tard ta lecture : oui, dans ce cas le mieux c’est d’éteindre ton écran et d’attendre de te trouver chez toi ou dans l’endroit le plus tranquille qui soit, où tu pourras t’installer vraiment à ton aise.

(…)

Tu es arrivé(e) à cet endroit, vraiment ?

Quand je te suggère de ra-len-tir, ce n’est pas un simple mot, c’est une façon de vivre, de revivre.

Prends le temps de faire les choses posément. Prends le temps de sentir ton corps.

Tout ce qui peut gêner ton corps, tu le défais, tu le desserres.

Si tu veux manger, prends le temps de le faire et au moment où tu manges, ne fais que ça : manger posément, dans le silence.

Si tu manges en faisant autre chose - regarder un écran, par exemple -, alors tu manges de façon automatique, sans signal pour t’arrêter.

Si tu ne fais qu’une chose à la fois - par exemple, manger et rien d’autre -, alors tu vas pouvoir manger en faisant attention à tes sensations, d’abord tu vas ralentir avant même de te mettre à manger. Et tu vas prêter attention à ce que ton corps te demande vraiment. Si c’est la fin de la journée, il y a du stress que tu peux essayer de compenser en te jetant sur la nourriture mais justement, aujourd’hui pour le moment, tu ne fais rien et tu prends de prêter à ce que ton corps peux te signaler.
Commence par ralentir et te poser.
Fais attention aux signaux que t’envoie ton corps.
Mon corps me signale-t-il qu’il a vraiment soif ? Suis-je très déshydraté ou seulement un peu ?
Mon corps me signale-t-il qu’il a vraiment faim ? Est-ce que mon corps va tomber d’inanition si je ne mange pas tout de suite,
ou bien - et c’est le plus fréquent -,
Est-ce que mon corps a soif mais est surtout stressé après ma journée ?

Si ton corps a soif, cela veut dire qu’il manque d’eau, donc pourquoi ne pas boire de l’eau, tout simplement ?
Pourquoi pas de l’eau chaude - “kai-shui” , conseillée par la médecine traditionnelle chinoise - : l’eau chaude est bien meilleur pour ton corps que l’eau glacée, bien meilleure aussi qu’une boisson riche en calories inutiles. Car avoir soif n’implique pas nécessairement que tu aies faim.
Si par exemple ton urine est foncée, c’est que ton corps a besoin d’eau.
Si ton corps a besoin d’eau, tu vas boire mais ne faire que cela : inutile de regarder un écran en même temps, car si tu bois de manière automatique, tu vas boire n’importe quelle boisson, n’importe comment, et en quantité inadaptée.
Donc ne te précipite pas sur l’eau en l’avalant goulûment : ralentis, porte le récipient à tes lèvres…
si l’eau est trop chaude inutile de te brûler, attends un peu
sinon prends une gorgée et quand le liquide s’installe dans ton estomac, fais attention à la sensation que te renvoie ton estomac.
Bois posément par petites gorgées en faisant à chaque fois attention à la sensation que te renvoie ton estomac : c’est a priori inutile de le gonfler d’une énorme quantité d’eau que ton corps va devoir filtrer. Tu pourras boire à nouveau, un peu plus tard.

À présent, si ton corps te signales que tu es tendu plutôt qu’affamé, alors tu peux sauter le (long) paragraphe suivant qui se termine par “calories”.

Si ton corps te dit que tu as réellement faim, prépare-toi à manger en faisant que cela parce que si tu manges en regardant un écran (par exemple…), alors tu vas manger de manière automatique sans prêter attention aux signaux que te renvoie ton corps.
Évidemment, le choix de l’aliment a une grande importance. Ton corps a-t-il vraiment besoin d’un aliment riche en calories ?
Le choix de l’aliment ne doit pas être automatique. C’est ton choix et c’est toi qui en porteras les conséquences. À toi de prendre tes responsabilités.
Une fois l’aliment choisi, prends une première bouchée, posément, en faisant attention au goût dans ta bouche, mâche-le autant que nécessaire et fais ensuite attention à la sensation de cet aliment dans ton estomac.
Progresse ainsi, sans te presser, de bouchée en bouchée, toujours en faisant attention aux signaux que te renvoie ton corps.
Et de toute façon, demande-toi si par hasard tu n’aurais pas mangé assez. Parce que si l’aliment que tu as choisi est très riche, tu auras très vite mangé suffisamment, mais sans la sensation d’avoir assez mangé, ce qui risque de te pousser à manger bien plus que nécessaire.
Le choix de l’aliment est donc très important, il faut que tu apprennes quels sont les aliments qui vont te donner rapidement la sensation d’avoir assez mangé, sans t’apporter des calories dont tu n’as pas besoin.
Je te laisse chercher quels aliments naturels ont ce pouvoir de calmer la faim sans apporter trop de calories.

Il est bon de prendre une douche : là aussi, prends le temps de savourer ce moment, en silence.

Peut-être n’as-tu pas l’habitude du silence, tu crois qu’il te faut un fond sonore, tu veux entendre sonner ton téléphone.

Tout ça n’est pas nécessaire, tu es capable de prendre ta douche en écoutant juste le chant de l’eau qui ruisselle.

Se préparer à prendre une douche est un moment de transition intéressant…
Ce qui nous enfermait, nous bridait, nous corsetait, nous sanglait, nous ligotait, on l’enlève, on le défait, on s’en débarrasse, on s’en libère : adieu chaussures, vêtements, coiffure, bijoux…

On revient à des choses toutes simples, à des sensations élémentaires et naturelles : le contact entre la peau et l’eau qui arrose, glisse, lave, caresse, masse et ruisselle. Et tout ceci se passe bien en deçà des mots, et même en deçà de la vue, car on peut fermer les yeux.

Il n’y a pas d’effort à faire, juste sentir la caresse toute simple de l’eau qui chatouille et rigole, juste sentir son effet bienfaisant.
À cet instant, comme on est loin de toutes les complications relationnelles et sociales…

On sort revigoré, pour ne pas frissonner on se sèche, sauf en période de canicule où, au contraire, on laisse l’eau s’évaporer pour créer une fraîcheur à la surface de la peau.

Tu sors de la douche ? C’est le moment d’opter pour une tenue ample et confortable afin que ton sang circule sans contrainte et que ta respiration se fasse aisément, de façon naturelle.

(…)

Ça y est ?

Tu t’apprêtes à lire un livre, c’est-à-dire à faire une rencontre importante avec quelqu’un que tu ne connais pas.

Justement, que penserais-tu d’une première rencontre avec quelqu’un qui passerait son temps à regarder un écran au lieu de te regarder toi ?

Quelqu’un qui passerait son temps à écouter de la musique au lieu de t’écouter toi ?

Quelqu’un qui passerait son temps à répondre à des appels sur son téléphone au lieu de t’écouter toi ?

Cela serait une rencontre manquée, ce serait même une non-rencontre !

Rencontrer un livre, c’est similaire : cela demande de créer des conditions correctes.

Quelles sont donc les conditions correctes pour rencontrer un livre ?

Elles sont simples mais rigoureuses :
chercher l’endroit le plus tranquille qui soit,
éteindre la musique et te déconnecter totalement, pour être sûr de ne pas être dérangé(e).

(…)

Ça y est ? Vraiment ?

Installe-toi confortablement.

Commence par le silence, l’inaction, l’immobilité…

Comment te sens-tu ? Est-ce que ta respiration est ample, aisée, profonde ?

Si ce n’est pas le cas, attends un peu et demeure encore un moment immobile, inactif (inactive), silencieux (silencieuse).

Ne force pas ta respiration, laisse l’air sortir et entrer de façon naturelle.

Ferme les yeux et imagine-toi au grand air, en pleine nature, dans un endroit qui te plaît.

Tu es sous le ciel immense où l’air circule sans obstacle jusqu’à toi.

L’air est si fluide… il entre et sort si facilement de tes poumons…

Ta cage thoracique est un soufflet vivant qui fonctionne sans que tu aies besoin de t’en préoccuper

Tu te contentes de noter la façon dont s’actionne ce soufflet vivant :

sous l’effet de son propre poids, il retombe et expulse l’air de tes poumons,

et un réflexe commande aux muscles inspirateurs de soulever, d’élargir ce soufflet vivant : automatiquement se produit un appel d’air vers l’intérieur.

Et ce mouvement vital s’effectue et se répète par réflexe, sans la moindre volonté :
contente-toi d’observer, de remarquer la façon dont tu respires en ce moment précis.

Ta respiration est-elle lente ou rapide ? Aisée ou oppressé(e) ?

Es-tu oppressé(e) par un vêtement qui te serre ?

Desserre-le ou enlève-le ou change-le.

Es-tu oppressé(e) par un stress ?

Alors va voir le ciel, lève les yeux vers cette incroyable immensité qui a émerveillé tes yeux de bébé quand tu l’as vue pour la première fois.

Même avant de naître tu pressentais cette merveille, car celle qui te portait dans sa matrice ne respirait pas de la même façon quand elle était à l’intérieur et quand elle était au grand air, respirant à pleins poumons.

Cette merveille aérienne est toujours présente, à chaque instant.
Peut-être peux-tu délaisser quelque temps les écrans et autres objets addictifs, et certains aliments, certaines habitudes ?
Oui, peut-être peux-tu suspendre les activités auxquelles tu es accro pour prendre le temps de ralentir et de regarder le ciel en te laissant respirer naturellement, plus aisément, plus lentement. Sans jamais forcer en quoi que ce soit. Vas-y, fais-le maintenant.

(…)

La Terre est la scène du théâtre.
C’est une scène très encombrée. Très agitée…
N’en es-tu pas lassé(e) parfois ?

Le ciel, c’est l’espace ! Et c’est à lui tout seul un vaste paysage et c’est aussi cet air vital qui nous oxygène, cadeau royal d’une Nature que l’homme maltraite tant.

Heureusement que ce ciel n’est pas seulement vital et qu’il est aussi, à lui seul, un sublime paysage ! Prenons le temps de contempler le ciel et nous nous sentirons inondés d’admiration pour sa beauté, de gratitude pour son bienfait et de paix par son élévation.

Oui, la simple contemplation du ciel nous élève au-dessus d’un théâtre crispé.

Nous levons les yeux… Notre regard se perd dans une hauteur sans limite et cela est profondément apaisant.

Le ciel en sa hauteur nous apporte la paix, et cette paix se reflète dans notre respiration qui s’apaise et se détend.

C’est le ciel que nous respirons. Respirer, c’est laisser le ciel entrer en nous.

Vivre avec le ciel c’est…

Se lever à l’aurore, quand le ciel se colore.

Et “se coucher avec les poules” dès que le soleil décline, avant même que vienne la nuit.

Tu as juste à refermer le petit poulailler où les poules, d’elles-mêmes, reviennent quand vient le soir :
elles montent sur leur perchoir, s’agrippant à ce qui est, pour nous, une simple barre de bois mais pour elles, c’est une branche et depuis la nuit des temps ces animaux qui vivent au sol vont se percher quand vient le soir : pour échapper aux prédateurs.

Plantes et animaux respectent profondément le ciel et la terre : aucun d’eux ne cherche à asservir le reste du monde ; chacun d’eux sait, à sa façon, qu’il est une part du Tout : c’est la profonde sagesse et la profonde humilité des plantes et des bêtes.

Combien l’espèce humaine est déraisonnable et orgueilleuse à côté des bêtes si humbles et des plantes si patientes…

La graine qui germe et produit d’abord une petite racine, puis une petite tige, fragiles et cassantes, qui ne l’a observée avec émerveillement dans son enfance ?

Graine qui devient arbre, surtout si elle a la chance de germer loin des humains tronçonnant à tout-va.

Hérisson hibernant sous un amas de feuilles mortes et de branchages et respirant très lentement jusqu’au retour du printemps.

Hérisson qui vivra longtemps s’il a la chance de se trouver loin des humains écrasant à tout-va.

Plantes et bêtes souvent inquiètes, mais seulement dans l’instant et sinon, vivant confiantes sous le ciel.

Oui, respirant comme nous, par réflexe.

Respirant confiantes grâce au ciel.

(…)

Choisis un arbre.

T’asseyant au sol, tu t’adosses à cet arbre qui te soutient avec bienveillance.

Tu te détends.

Ta tête aussi, tu l’appuies sur l’arbre et tu sens l’air bienfaisant couler dans tes poumons.

Sans bouger ta tête bien calée…, en levant les yeux… : le ciel !

Et ta respiration s’apaise.

(…)

Et maintenant, ta respiration est-elle profonde, fluide et apaisée ?

Pas encore tout à fait ?

Mmm… Alors prends une bonne inspiration et chante !

Immenses sont les bienfaits du chant.

Chante un chant qui célèbre, un chant simple aux notes longuement tenues,

un chant qui ne soit ni gai ni triste, bien sûr que cela existe !

Un chant calme et serein.

Chanter, c’est célébrer !

Chante et tu seras amené(e) à bien respirer…

(…)

Lire, c’est l’occasion de laisser libre cours à ton imagination.

Tout ce que tu lis, tu peux le voir, le sentir… les yeux fermés.

D’abord prends le temps de lire lentement…

Après avoir lu un passage, ou juste une phrase, tu peux fermer les yeux…

… pour mieux sentir

…pour mieux imaginer

Car tu peux imaginer une suite…

tu peux imaginer tour à tour plusieurs suites…

Et quand tu auras volé en tous sens dans le ciel de l’imaginaire,

tu te poseras sur ta branche à toi,

tu rouvriras les yeux et reprendras ta lecture pour écouter ce chant…

Title:CONFIDENCES D'UN ÉCUREUIL: Histoire pour la jeunesseFormat:Kobo ebookPublished:January 18, 2013Publisher:LUC SIGNORLanguage:French

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ISBN - 13:9782952154642

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