De la médication arsenicale by Eugène Tarride

De la médication arsenicale

byEugène Tarride

Kobo ebook | March 12, 2016 | French

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De toutes les substances mentionnées dans la nomenclature toxicologique, l’arsenic blanc est, assurément, la plus connue du public et celle dont le nom seul inspire le plus de terreur aux personnes surtout étrangères à la médecine, et qui, partant, ne connaissent pas toutes les propriétés de ce composé, précieux à plus d’un titre. — En général, en effet, on ne connaît cet agent que par ses effets toxiques, par les accidents qu’il a déterminés et par les forfaits qu’il a aidé à commettre ; aussi ne voit-on le plus souvent en lui qu’un poison, et c’est même à ce titre qu’il doit d’être devenu célèbre. Pour toutes ces raisons, on ne devra donc pas être surpris de voir des personnes, parmi celles-là même qui font partie du monde médical, éprouver une certaine répugnance ou bien se refuser tout à fait à admettre les composés arsenicaux au nombre des médicaments. Mais cette aversion, que les générations se sont successivement transmise pendant plusieurs siècles, a été trop longtemps partagée aveuglément par nos pères, et l’heure n’est pas éloignée, je crois, où elle sera ensevelie pour jamais : elle ne pourra résister à un examen sérieux, ni survivre à une analyse minutieuse. À notre époque, en effet, les esprits sont devenus sceptiques ; il ne suffit pas d’accréditer, il faut encore prouver ; et dans ce cas encore, en médecine du moins, on ne se contente pas de quelques faits recueillis çà et là, au hasard, parlant plus ou moins haut en faveur de la cause. Si donc, par exemple, les arsenicaux employés comme agents médicamenteux, et alors qu’ils ont été préparés et administrés comme il convient, ne se montrent pas fidèles dans leurs effets, on en conclura nécessairement, après toutefois les avoir soumis à diverses épreuves, qu’ils doivent être répudiés désormais dans le traitement des affections contre lesquelles ils auront été essayés. Par contre, si, dans la majorité des cas, ils ont procuré une guérison plus ou moins radicale, ou du moins un soulagement marqué, ils seront prônés ou conseillés, suivant leur action dans ces mêmes maladies. — Eh ! bien, l’expérience s’est prononcée en faveur de cette dernière hypothèse ; elle a sanctionné l’efficacité despréparations arsenicales dans un grand nombre d’affections. Personne n’ignore, en effet, combien sont nombreuses les applications qu’a reçues, dans ces derniers temps, le soi-disant poison ; à peu près complétement délaissé, je dirai même oublié, il y a quelque trente ans, il fut réhabilité vers cette époque, à titre de fébrifuge, par le docteur Boudin, et depuis ce moment, il n’a cessé d’être, chaque jour, l’objet de recherches et d’applications nouvelles. Ici, encore, on peut donc voir se confirmer, une fois de plus, le vieux proverbe : « Audaces fortuna juvat. » Néanmoins, cette médication compte encore bon nombre de détracteurs ; parmi eux, les uns se refusent à prescrire l’arsenic parce que, disent-ils, son action ne peut être surveillée, et les résultats heureux de son administration ne sont pas suffisamment prouvés ; les autres, encore imbus des idées d’autrefois, avouent ingénument ne pas oser l’employer, et ils se croient à l’abri de toute critique en prenant pour égide les propriétés toxiques de cette substance...

Title:De la médication arsenicaleFormat:Kobo ebookPublished:March 12, 2016Publisher:Eric HELANLanguage:French

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ISBN:9990052022888

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