HISTOIRE DE L'ABBAYE DES ECHARLIS by EDMOND REGNIER

HISTOIRE DE L'ABBAYE DES ECHARLIS

byEDMOND REGNIER

Kobo ebook | January 22, 2014 | French

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On sait que le XIIe siècle a vu naître de nombreux monastères. L’abbaye de Cîteaux, près de Dijon, fondée en 1098, donna naissance à quatre grands monastères  : La Ferté (Saône-et-Loire) 1113, Pontigny (Yonne) 1114, Clairvaux (Aube) 1115, Morimont (Haute-Marne) 1115. Chacun d’eux en fonda de nombreux autres  : Clairvaux, à lui seul, compta 385 maisons.

Parmi les abbayes moins célèbres se trouve celle des Echarlis située à 1.500 mètres du bourg de Villefranche-Saint-Phal. On ne peut établir exactement la date de sa fondation. La Gallia christiana[1] la fait remonter à 1120 ou 1125, Gaignières[2] et Baluze[3] à 1128 et Dom Choppin[4] à 1129. D’après Salomon, auteur d’une notice sur l’abbaye des Écharlis, parue» en 1852, dans le Bulletin de la Société des Sciences de l’Yonne, ce monastère aurait été fondé dans les premières années du XIIe siècle, mais n’aurait pris de l’importance qu’en 1120 ou 1125. Il s’appuie sur une petite charte[5] de Guillaume, comte de Joigny, constatant que Gérard de Chanle (Champlay, près de Joigny) a donné à l’église des Écharlis 6 arpents de pré près de Champlay et 10 sols de cens. Il date cette charte de 1108[6], mais c’est une erreur. En examinant cette date, on trouve 1128 ou 1198, Il est très probable, cependant, que ce monastère fut fondé au commencement du XIIe siècle, avant Pontigny. Le fondateur aurait, en effet, demandé à cette abbaye d’envoyer des religieux aux Écharlis, comme Milon de Courtenay le flit en 1124 pour Fontainejean (Loiret). On verra qu’il n’a pas fait venir des moines de La Ferté, comme le veut la Gallia christiana, ni d’autres monastères, et c’est à tort que Gaignières nomme les Écharlis «  première fille de Fontenay  », ou que de nombreux actes font suivre leur nom de ces mots  : «  Filiation de Clairvaux[7].  » On ne peut les affirmer postérieurs à ces abbayes. De plus, l’importance qu’ils ont vers 1132 et qui force le troisième abbé, Guillaume, à transférer le monastère, suppose bien une vingtaine d’années d’existence «  Post longum autem tempus[8],  » Enfin Séguin qui, vers 1136, poursuit Guillaume à ce sujet, n’était point né quand son père fonda l’abbaye. Il doit avoir plus de 20 ans pour engager lui même ce procès. Les Écharlis remontent donc aux premières années du XIIe siècle*

Leur fondation est racontée sur une pancarte[9] ou feuille de parchemin de très grande dimension qui était sans doute affichée dans le monastère et qui contient en latin, de l’écriture du XIIe siècle, la copie ou le résumé des donations du fondateur et de quelques autres notables personnages.

Au commencement du XIIe siècle, vit à La Ferté-Loupière, non loin de Villefranche, un pieux chevalier nommé Vivien, fiancé à une jeune fille du nom d’Aoidis, mais appelée plus communément Damet. Il n’est bruit alors dans toute la Bourgogne que de l’abbaye de Cîteaux et de la vie toute de piété et de travail que les religieux y mènent. Vivien pense qu’il ferait une œuvre vraiment chrétienne et rendrait un immense service à la contrée, s’il établissait quelques-uns de ces bons ouvriers de l’Évangile, de ces agriculteurs émérites, dans le domaine qu’il a hérité de ses pères. Il possède, entre Villefranche et Sépeaux, un lieu dit les Écharlis[10]  ; il le fait servir à son pieux dessein. Par un acte solennel,

Title:HISTOIRE DE L'ABBAYE DES ECHARLISFormat:Kobo ebookPublished:January 22, 2014Publisher:GILBERT TEROLLanguage:French

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ISBN:9990044079272

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