Supplément à la Machine à vapeur by Louis Figuier

Supplément à la Machine à vapeur

byLouis Figuier

Kobo ebook | September 3, 2016 | French

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EXTRAIT:

Dans la Notice sur la Machine à vapeur, qui forme le début des Merveilles de la science, nous avons étudié, sous le rapport historique et technique, cette machine admirable qui transforma, au siècle dernier, toute l’industrie des nations de l’Europe, et qui a été, dans notre siècle, l’agent le plus puissant du progrès économique et social dans les deux mondes.

Dans la partie historique de cette Notice, nous avons raconté les débuts, la création définitive et les perfectionnements de la machine à vapeur, depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Nous avons exposé, à cette occasion, les travaux de Denis Papin, de Newcomen, de Savery, de James Watt, d’Olivier Evans, de Marc Seguin, de Georges Stephenson, etc.

Dans la partie technique, nous avons décrit les deux types de machines à vapeur anciennement admis, c’est-à-dire les machines à haute pression et à basse pression, et expliqué le jeu des organes divers qui composent l’ensemble de ces puissants appareils.

Nos descriptions se sont arrêtées à l’année 1870, époque de la publication des derniers volumes de cet ouvrage. Dans le supplément à cette Notice, nous avons à faire connaître les progrès qu’a faits, depuis l’année 1870 jusqu’à ce jour, l’emploi de la vapeur dans les machines fixes.

Et ces progrès, disons-le tout de suite, sont considérables.

Alors que les machines à vapeur employées dans les manufactures et les usines, vers 1870, brûlaient environ 4 kilogrammes de charbon, pour produire, pendant une heure, la force d’un cheval-vapeur, les machines actuelles ne consomment que 750 grammes de charbon, pour produire le même travail, pendant le même temps.

Cette économie énorme dans la production de la vapeur explique, en partie, la révolution qui s’est faite, depuis 1870, dans les conditions et les résultats du travail industriel de tous les peuples producteurs, en Europe et en Amérique. Les prodigieux développements qu’a pris la fabrication manufacturière, l’excès notable et constant de la production sur la consommation, ont amené les États de l’Europe à chercher une expansion coloniale, pour créer un débouché nouveau aux innombrables produits de leurs manufactures.

La généralisation de l’emploi des machines et des machines-outils dans les ateliers, grands et petits, pour la fabrication des objets de toute sorte, — la disproportion permanente entre la vente et la production, — l’élévation des salaires, résultant de l’augmentation du prix de toutes choses, — les crises ouvrières qui en résultent, et qui éclatent en tous pays, — toutes ces victoires du travail, mêlées de déceptions sociales, tous ces triomphes de la science et de l’art, semés de craintes pour l’avenir, peuvent être attribués aux progrès réalisés par la machine à vapeur, depuis l’année 1870 jusqu’à l’heure actuelle.

Comment nos ingénieurs et nos constructeurs sont-ils parvenus à ce résultat extraordinaire, de produire, avec 750 grammes de houille, le même travail qu’on obtenait autrefois avec 4 kilogrammes du même combustible, dans les machines à vapeur ? C’est ce que nous allons étudier avec le lecteur.

Title:Supplément à la Machine à vapeurFormat:Kobo ebookPublished:September 3, 2016Publisher:Louis FiguierLanguage:French

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ISBN:9990052155227

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